Libre de nom, chaque mot compte quand même
Une convocation à la gendarmerie ou au commissariat pour être entendu librement sur des faits qu'on vous reproche : vous pouvez partir à tout moment, mais tout ce que vous direz restera. Vos déclarations vous engagent autant qu'en garde à vue, alors même que la mesure est moins encadrée.
L'audition libre oriente la décision du procureur sur les poursuites : classement sans suite, alternative aux poursuites, CRPC, ordonnance pénale ou renvoi en audience correctionnelle. Ce qui se dit en 45 minutes d'audition détermine souvent des mois de procédure.
Ce que la procédure ne vous dit pas
Depuis 2014, vous avez le droit d'être assisté par un avocat pendant une audition libre, dès lors que les faits sur lesquels vous êtes entendu constituent un crime ou un délit puni d'une peine d'emprisonnement (article 61-1 du code de procédure pénale). C'est un droit que trop de convoqués ignorent : ils se présentent seuls, répondent à des questions techniques sans connaître le dossier, et se retrouvent liés par leurs déclarations pour la suite.
La préparation de l'audition est décisive. Connaître les charges, anticiper les questions, choisir quoi dire et quoi ne pas dire, comprendre les enjeux : rien de tout cela n'est possible sans un temps d'échange préalable avec un avocat.
Ce que je fais pour vous
- Analyse des charges avant l'audition quand c'est possible
- Préparation complète de l'audition avec vous
- Assistance et présence pendant l'audition
- Stratégie des déclarations en fonction des enjeux
- Suivi de la décision du parquet et préparation de la suite
Le piège des questions techniques
Les questions posées en audition libre sont souvent techniques et calibrées pour obtenir des réponses qui engagent. Répondre spontanément, chercher à s'expliquer, se justifier trop tôt : autant de réflexes qui peuvent nourrir l'accusation sans que vous ne vous en rendiez compte. L'avocat aide à rester dans le cadre strict de ce qui doit être dit.
Ce qui vient après l'audition
La décision du procureur peut prendre plusieurs semaines : classement, poursuite, alternative. Anticiper cette décision et préparer la suite (dossier de personnalité, réparation éventuelle du préjudice, contact avec la partie civile) permet d'aborder l'étape suivante en position de force.

