Le refus d'obtempérer connaît toutes les vitesses procédurales : jugement le jour même en comparution immédiate — fréquente vu la politique de fermeté des parquets —, convocation par COPJ remise en garde à vue avec audience un à six mois plus tard, ou CRPC. Pendant toute l'attente, la suspension préfectorale s'applique : conduire malgré elle est un délit distinct. Le délai n'est donc jamais un répit, c'est un compte à rebours de préparation. Voici les scénarios, du plus rapide au plus lent.
Maître Thomas GIROUD, avocat au barreau de Villefranche-sur-Saône, exerçant en droit routier et droit pénal, vous oriente. Prise immédiate de rendez-vous en ligne. Réponse rapide aux questions par courriel. Premier échange téléphonique de 15 minutes gratuit selon disponibilités.
Vous avez été interpellé pour un refus d'obtempérer et vous êtes maintenant dans l'attente de votre convocation devant le tribunal. Cette période d'incertitude est souvent source d'angoisse considérable. Vous ne savez pas quand vous serez jugé, ni ce que vous pouvez faire en attendant pour améliorer votre situation. Le délai de convocation après un refus d'obtempérer varie considérablement selon la procédure choisie par le procureur de la République et la charge du tribunal correctionnel compétent. Comprendre ces délais, anticiper les conséquences immédiates sur votre permis de conduire et mettre à profit cette période pour préparer votre défense sont autant d'étapes essentielles que cet article vous détaille de manière claire et pratique.
Quel est le délai habituel de convocation après un refus d'obtempérer ?
Trois scénarios, du plus rapide au plus lent : la comparution immédiate — jugement le jour même du défèrement ou au plus tard le troisième jour ouvrable via le juge des libertés —, la COPJ remise à l'issue de la garde à vue, avec audience fixée au moins dix jours francs et, en pratique, un à six mois plus tard, et la CRPC, dont le calendrier dépend du parquet. Le choix appartient au procureur, selon la gravité des faits et vos antécédents.
Le refus d'obtempérer est un délit défini par l'article L.233-1 du Code de la route. Ce texte punit le fait, pour tout conducteur, d'omettre d'obtempérer à une sommation de s'arrêter émanant d'un fonctionnaire ou d'un agent chargé de constater les infractions et muni des insignes extérieurs et apparents de sa qualité. Lorsque le procureur de la République décide de poursuivre, il dispose de plusieurs modes de convocation devant le tribunal correctionnel. Le choix de la procédure détermine directement le délai entre les faits et votre audience. En pratique, ce délai peut aller de quelques heures à plusieurs mois, selon la gravité des circonstances, vos antécédents judiciaires et la charge du tribunal.
La comparution immédiate : un jugement le jour même ou dans les trois jours
Dans les cas les plus graves de refus d'obtempérer, notamment lorsque les faits sont accompagnés de circonstances aggravantes comme la mise en danger de la vie d'autrui prévue par l'article L.233-1-1 du Code de la route, le procureur peut décider de vous déférer pour une comparution immédiate. Concrètement, à l'issue de votre garde à vue, vous êtes directement présenté au tribunal correctionnel pour être jugé le jour même. Le délai de convocation est alors quasi inexistant puisque le jugement intervient dans les heures qui suivent la fin de la garde à vue. Cette procédure est réservée aux situations dans lesquelles les faits sont suffisamment graves et les preuves suffisamment claires pour justifier un jugement rapide.
Toutefois, vous avez le droit de refuser d'être jugé immédiatement. Ce droit est fondamental et votre avocat vous conseillera presque toujours de l'exercer. En refusant la comparution immédiate, l'audience est reportée dans un délai de deux à six semaines, ce qui vous laisse le temps indispensable pour préparer votre défense avec un avocat. Pendant ce report, le tribunal peut décider de vous placer sous contrôle judiciaire, avec par exemple une interdiction de quitter le territoire ou une obligation de pointage, voire en détention provisoire si les circonstances le justifient. Cette option de report est particulièrement recommandée lorsque les faits sont complexes, que les peines encourues sont lourdes ou que des vices de procédure pourraient être soulevés.
La COPJ : au moins dix jours francs avant l'audience, en pratique un à six mois
La convocation par officier de police judiciaire, communément appelée COPJ, est la procédure la plus courante pour les affaires de refus d'obtempérer. Elle est prévue par l'article 390-1 du Code de procédure pénale. À l'issue de votre garde à vue, un officier de police judiciaire vous remet en main propre une convocation qui précise la date, l'heure et le lieu de l'audience devant le tribunal correctionnel. Cette convocation mentionne également les faits qui vous sont reprochés, les textes de loi applicables et votre droit de vous faire assister par un avocat. La remise de cette convocation est constatée par un procès-verbal signé par vous-même, dont vous recevez une copie.
L'article 390-1 du Code de procédure pénale, par renvoi aux délais de l'article 552, impose un délai minimal de dix jours francs entre la remise de la convocation et la date de l'audience, afin de garantir le temps nécessaire à la préparation de votre défense. En pratique, le délai de convocation par COPJ varie de quelques semaines à six mois selon la charge du tribunal correctionnel de votre ressort. Dans les juridictions les plus engorgées, notamment dans les grandes agglomérations, l'attente peut même dépasser six mois. Ce délai est souvent perçu comme interminable par les personnes poursuivies pour refus d'obtempérer, mais il constitue aussi une période précieuse et indispensable pour organiser votre défense et rassembler les pièces nécessaires.
La CRPC : un délai variable selon la charge du tribunal
La comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, communément appelée CRPC ou « plaider-coupable », est une procédure simplifiée que le procureur peut proposer pour certains délits de refus d'obtempérer, notamment lorsque les faits ne sont pas aggravés et que le prévenu ne présente pas d'antécédents judiciaires significatifs. Le principe est le suivant : vous êtes convoqué devant le procureur de la République qui vous propose une ou plusieurs peines. Si vous acceptez cette proposition, un juge l'homologue le jour même par ordonnance motivée ayant les effets d'un jugement de condamnation.
Le délai de convocation en CRPC dépend de la charge du parquet et du tribunal. Il peut varier de quelques semaines à plusieurs mois après les faits. La présence d'un avocat est obligatoire lors de cette procédure, ce qui constitue une garantie importante pour vos droits. L'avantage de la CRPC est que les peines proposées par le procureur sont généralement moins sévères qu'en audience correctionnelle classique, car la reconnaissance des faits est valorisée. En revanche, elle suppose que vous reconnaissiez votre culpabilité, ce qui exclut toute stratégie de contestation sur le fond ou sur la procédure. Si vous refusez la peine proposée, le procureur saisit le tribunal correctionnel et vous êtes convoqué pour une audience classique.
Que se passe-t-il pendant le délai d'attente de votre convocation ?
Rien ne se fige pendant l'attente : la suspension préfectorale — jusqu'à six mois, un an en cas de refus aggravé — s'exécute intégralement, et conduire malgré elle constitue un délit autonome puni de deux ans d'emprisonnement et 4 500 euros d'amende. La durée subie s'imputera sur la peine prononcée.
L'attente entre l'interpellation et l'audience est une période particulièrement délicate pour les personnes poursuivies pour refus d'obtempérer. Des conséquences immédiates et concrètes s'appliquent à votre permis de conduire, bien avant tout jugement. Le préfet dispose en effet de pouvoirs propres, totalement indépendants de la justice pénale, qui lui permettent de prendre des mesures conservatoires rapides ayant un impact direct sur votre vie quotidienne.
Votre permis est suspendu par le préfet pendant toute la durée de l'attente
L'article L.224-2 du Code de la route autorise le préfet à prononcer une suspension administrative du permis de conduire dans un délai de 72 heures à compter de la rétention de votre permis. En cas de refus d'obtempérer commis dans les conditions aggravées prévues à l'article L.233-1-1, cette suspension administrative peut durer jusqu'à un an. La durée standard est de six mois, mais elle est portée à un an dans les situations les plus graves. Cette mesure est prise indépendamment de toute décision judiciaire et elle reste en vigueur jusqu'à ce que le tribunal statue définitivement sur votre cas.
En pratique, lorsque vous êtes interpellé pour un refus d'obtempérer, votre permis de conduire est immédiatement retenu par les forces de l'ordre, qui vous remettent un avis de rétention. Le préfet transforme ensuite cette rétention en suspension administrative par arrêté préfectoral. Vous êtes notifié de cet arrêté et devez restituer votre permis. Cette suspension court pendant tout le délai d'attente de votre convocation. Si le tribunal prononce ultérieurement une suspension judiciaire, celle-ci se substitue à la suspension administrative sans qu'il y ait cumul des deux mesures. La durée de suspension administrative déjà effectuée s'impute donc sur la durée de la suspension judiciaire.
L'interdiction de conduire est immédiate malgré l'absence de jugement
Dès la notification de la suspension administrative, vous n'avez plus le droit de conduire quelque véhicule que ce soit nécessitant un permis de conduire. Cette interdiction de conduire est immédiate et s'applique pendant toute la durée de la suspension préfectorale, sans exception. Si vous êtes surpris au volant malgré cette suspension, vous commettez un nouveau délit de conduite malgré suspension, prévu par l'article L.224-16 du Code de la route, puni de deux ans d'emprisonnement et de 4 500 euros d'amende. Ce nouveau délit s'ajoute au refus d'obtempérer initial et aggrave considérablement votre situation pénale.
Cette situation peut être particulièrement contraignante si vous avez besoin de votre véhicule pour travailler ou pour des raisons familiales. Sachez toutefois que la suspension administrative pour refus d'obtempérer ne permet pas, en principe, d'aménagement sous forme de permis blanc autorisant la conduite pour les besoins professionnels. Seule la suspension judiciaire, prononcée par le tribunal lors de votre audience, peut éventuellement être assortie d'un aménagement permettant la conduite à des fins professionnelles, à condition que les circonstances le justifient et que le juge l'accepte. Votre avocat pourra plaider en ce sens lors de l'audience en présentant des justificatifs de votre besoin professionnel impérieux du permis de conduire.
Comment profiter du délai pour préparer votre défense ?
Le délai est un capital : copie du dossier dès que possible, analyse des sommations et de leur perceptibilité — cœur de la défense du refus d'obtempérer —, rassemblement des justificatifs. Si la comparution immédiate a été évitée, c'est que le parquet accepte un débat préparé : préparez-le vraiment.
Le délai entre votre interpellation et votre convocation pour un refus d'obtempérer n'est en aucun cas un temps perdu. Au contraire, c'est une période absolument cruciale pour organiser votre défense de manière méthodique. Les décisions que vous prenez et les démarches que vous engagez pendant cette attente peuvent avoir un impact déterminant sur l'issue de votre procès et sur la sévérité de la peine prononcée.
Consulter un avocat dès la fin de la garde à vue
La première démarche à entreprendre, sans attendre, est de prendre contact avec un avocat spécialisé en droit routier dès votre sortie de garde à vue. N'attendez pas de recevoir votre convocation pour consulter : chaque jour compte dans la préparation de votre défense. Un avocat expérimenté pourra analyser les circonstances exactes de votre refus d'obtempérer, identifier les éventuels vices de procédure commis lors de votre interpellation et de votre garde à vue, et définir avec vous la meilleure stratégie de défense en fonction des spécificités de votre dossier.
L'avocat pourra également vous conseiller sur l'opportunité de demander une CRPC plutôt que d'attendre une audience correctionnelle classique, ou inversement. Si des vices de procédure sont identifiés dans le déroulement du contrôle ou de la garde à vue, il peut être préférable de contester les poursuites devant le tribunal correctionnel plutôt que de plaider coupable en CRPC. À l'inverse, si le dossier du parquet est solide et que les faits sont difficilement contestables, la CRPC peut permettre d'obtenir une peine plus mesurée. Cette analyse stratégique fondamentale ne peut se faire qu'en amont, pendant le délai d'attente de votre convocation, et elle nécessite l'expertise d'un avocat rompu aux procédures de droit routier.
Rassembler les éléments de votre dossier et les circonstances des faits
Pendant cette période d'attente, il est essentiel de rassembler avec le plus grand soin tous les éléments susceptibles d'éclairer les circonstances de votre refus d'obtempérer. Notez précisément le déroulement des faits tant que vos souvenirs sont frais et détaillés : les conditions exactes de l'interpellation, la visibilité des agents et de leurs insignes, les signaux lumineux et sonores utilisés, les raisons pour lesquelles vous ne vous êtes pas arrêté immédiatement, le déroulement de votre garde à vue et les conditions dans lesquelles vos droits vous ont été notifiés.
Réunissez également les justificatifs attestant de votre situation personnelle et professionnelle : contrats de travail, bulletins de salaire récents, attestations d'employeur démontrant votre besoin impérieux du permis de conduire, certificats médicaux le cas échéant, justificatifs de domicile et de situation familiale. Si vous avez des témoins directs ou indirects des faits, recueillez leurs coordonnées complètes et demandez-leur si possible des attestations écrites. Tous ces éléments constitueront la base solide de votre dossier de défense et permettront à votre avocat de préparer une argumentation efficace pour le jour de l'audience.
Gardez à l'esprit que le refus d'obtempérer est puni de peines pouvant aller jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende dans sa forme simple, selon l'article L.233-1 du Code de la route. En cas de mise en danger de la vie d'autrui, les peines montent à cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende. Un retrait de six points est automatique. La préparation minutieuse de votre défense pendant le délai d'attente peut véritablement faire la différence entre une condamnation lourde et une peine mesurée, adaptée à votre situation réelle.
Aucune nouvelle plusieurs mois après un refus d'obtempérer : bon signe ?
Prudence : le silence peut annoncer une ordonnance pénale par courrier, une CRPC tardive, ou simplement l'encombrement du rôle — rarement un classement, la politique pénale étant à la fermeté sur ce délit. La seule lecture utile du silence est de préparer comme si l'audience était fixée demain. Le premier échange téléphonique de 15 minutes gratuit du cabinet permet d'évaluer l'état probable de votre procédure. Maître GIROUD intervient habituellement devant les tribunaux judiciaires de Villefranche-sur-Saône, de Bourg-en-Bresse, de Mâcon et de Lyon. Maître GIROUD se déplace pour assister ses clients en garde à vue au commissariat de Villefranche-sur-Saône comme dans les brigades de gendarmerie du ressort, notamment Villefranche-sur-Saône (caserne Bonnin) ou Belleville-en-Beaujolais.
Maître GIROUD anticipe votre convocation et prépare votre défense
Le délai de convocation après un refus d'obtempérer est une période d'incertitude qu'il faut impérativement transformer en opportunité de défense. Maître Thomas GIROUD, avocat au barreau de Villefranche-sur-Saône spécialisé en droit routier et droit pénal, intervient dès les premières heures qui suivent votre interpellation pour analyser votre dossier en profondeur et définir la stratégie la plus adaptée à votre situation personnelle.
Qu'il s'agisse de contester la régularité de la procédure d'interpellation, de vérifier que vos droits en garde à vue ont été respectés, de négocier dans le cadre d'une CRPC ou de préparer votre défense en vue d'une audience correctionnelle, Maître GIROUD vous accompagne à chaque étape de la procédure. Son expertise approfondie des dossiers de refus d'obtempérer lui permet d'identifier rapidement les failles éventuelles dans le dossier du parquet et de construire une argumentation efficace et personnalisée pour le jour de l'audience.
N'attendez pas de recevoir votre convocation pour agir. Plus tôt vous consultez un avocat, plus votre défense sera solide et plus vous aurez de chances d'obtenir une issue favorable. Maître GIROUD est disponible pour un premier échange téléphonique de 15 minutes gratuit selon disponibilités, et vous propose une prise immédiate de rendez-vous en ligne pour étudier votre dossier de refus d'obtempérer dans les meilleurs délais.
Ce qu'il faut retenir
- Après un refus d'obtempérer, trois vitesses : comparution immédiate (jugement le jour même ou au 3e jour ouvrable), COPJ (audience à un à six mois), CRPC.
- Le délai minimal d'une COPJ est de dix jours francs (articles 390-1 et 552 du Code de procédure pénale) ; aucun texte n'impose de maximum.
- Pendant l'attente, la suspension préfectorale s'applique — jusqu'à un an en refus aggravé — et conduire malgré elle est un délit (deux ans, 4 500 euros).
- La durée de suspension déjà subie s'impute sur la peine que prononcera le tribunal.
- Le cœur de la défense se prépare pendant ce délai : perceptibilité des sommations, qualification simple ou aggravée, personnalisation.






